Articles avec le tag ‘futur’

Une photo vaut mieux qu’un long discours

Jeudi 11 mars 2010

« Vous avez de l’urologie pédiatrique ? »

« Oui, mademoiselle, nous devons avoir ça en magasin. Vous avez une référence précise ? »

« Oui, un livre que j’ai repéré dans une autre bibliothèque »

« Vous avez noté ça sur un papier »

« Non… Mais j’ai une photo de la couverture… prise avec mon Iphone. »

« On me l’avait jamais fait celle-là ! Mais c’est vrai que c’est pratique. Ouah, non seulement je vois le titre, les deux auteurs, et même la couleur et le lettrage de la couverture. Ah ben oui, il est là, en WS 320. Comme ça, on l’a reconnu tout de suite sur l’étagère. La classe ! »

Il n’y a pas encore une application Iphone qui scanne le code-barre et interroge aussitôt le catalogue idoine ? J’ai du mal à le croire !

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Des nouvelles de la présipauté

Jeudi 14 janvier 2010

Notre bien-aimé président a fait part de ses vœux à l’enseignement supérieur, le 11 janvier dernier, sur le plateau de Saclay.
Le texte intégral est disponible ici : http://www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=100111-disc-voeux-education-et-recherche.pdf

On y lit avec intérêt que le GrandEmprunt permettra de financer
« l’émergence de pôles d’excellence, qui rassembleront universités, grandes écoles et organismes de recherche dans des campus de rang mondial, capables de rivaliser avec les meilleures universités étrangères, et ayant les mêmes standards d’excellence, notamment sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur : des bibliothèques universitaires modernes, ouvertes 7 jours sur 7, oserai-je le dire, de 8h à 22h. Franchement, je n’ai pas l’intention que l’on fasse des bibliothèques universitaires pour qu’elles soient fermées le week-end et pas ouvertes le soir.« 

Un bien beau programme, qui sera sans doute accompagné de force moyens et créations de postes ! Car qui dit horaires d’ouverture étendus, dit besoins nouveaux en personnels, cela va de soi.
Ah, on me souffle dans l’oreillette que c’est plutôt un poste de fonctionnaire sur deux qui doit disparaître. Mais alors, qui va ouvrir la bibliothèque le soir et le week-end ? Encore des moniteurs étudiants, payés un peu plus qu’un magasinier en début de carrière ? Nous n’osons le croire !

Affaire à suivre ! (signalée par nos collègues de Versailles-Saint-Quentin)

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Le manuel du parfait pirate

Samedi 26 septembre 2009

En fait, il s’agit plutôt du piratage des manuels.
Cela m’étonnait aussi, que les bouquins de médecine, si chers, ne soient pas piratés par les étudiants. Il y avait bien eu quelques articles sur TheStudentBay, équivalent du mal-en-point PirateBay, soi-disant pour les manuels estudiantins.

Mais bon, c’était en Suède, donc plutôt j’imagine pour des ouvrages en suédois, ou en anglais.

J’étais bien loin du compte.

Discussion avec un deuxième cycle :
- »Bon, on va vous revoir à la bibliothèque cette année »
- « Non, je n’aurai pas le temps. »
- « Oui, avec toutes nos nouvelles ressources électroniques, je comprends qu’on passe moins souvent. Mais bon, les manuels, il faut bien venir les emprunter. »
- « En fait, je n’ai pas besoin d’emprunter des manuels… »
- « Ah ?! Mais on ne propose rien en ligne. C’est pas la faute demander aux éditeurs français des offres en ligne pourtant… »
- « Comment pensez-vous qu’ils font au Magrheb ou en Afrique, où ils n’ont pas assez d’argent pour s’acheter les livres. Ils se débrouillent. Nous aussi. »

Et moi de découvrir de beaux sites, où l’on trouve tous les jolis manuels dont on a besoin. C’est beau, bien fait, il y a toutes les infos utiles, même des photos de couvertures, des classements par spécialités… C’est un peu rustique (le site n’est qu’un blog, en fait), mais diablement efficace. L’hypocrisie est de mise – l’auteur dit promouvoir les ouvrages, en insérant d’ailleurs pour chaque titre un lien vers Amazon.
Et l’on se retrouve, via des liens Bitorrent, avec de plus ou moins beaux PDF de manuels de médecine en français. Bon, on ne trouve pas tout non plus, parfois, ce n’est pas la dernière édition ou bien la numérisation a été réalisée à la hussarde (devrais-je dire « à la Google » ?) avec pages décalées, effets de manches et petits doigts.

Dormez tranquilles, éditeurs français qui refusez obstinément de nous proposer des manuels en ligne récents pour nos étudiants en médecine. Ces derniers numérisent pour vous. Mais je ne suis pas sûr que vous y gagnerez au bout du compte !

Seuls quelques-uns se lancent timidement sur le marché, au moment où je vous parle. Par exemple, la Collection du conférencier, de l’ogre Elsevier (Masson), disponible sur Numilog (Masson qui propose en tout 21 ebooks médicaux en français sur ce site, au jour d’aujourd’hui, comme on dit en mauvais français). Le problème de Numilog appliqué aux bibliothèques, c’est qu’ils réussissent l’exploit de reproduire dans le monde virtuel les limitations du monde réel : le document est en PDF, mais il n’y a que quelques accès simultanés pour les lecteurs, comme si l’on avait un nombre limité d’exemplaires sur des étagères ! En plus, quand on achète, on économise seulement quelques centimes d’euros par rapport à la version papier. Sans parler du fait qu’on se retrouve bien souvent avec une ancienne édition, alors qu’une nouvelle à jour est par contre disponible… en papier.

[mise à jour : je suis en fait beaucoup trop sévère avec Numilog. Il s'avère que cette société est avant tout un distributeur, qui n'influe en rien sur les choix des éditeurs. Si une maison d'édition ne souhaite diffuser que de vieilles éditions, Numilog n'y peut rien. Au temps pour moi ! Quant au nombre d'exemplaires disponibles, j'imagine que ce sont des choix propres aux bibliothèques]

Bref, le PDF avec tous les défauts du papier !

C’est encore bien timide, tout ça, on sent que les éditeurs font des tests : on ne prend aucun risque en verrouillant bien tout, sans risquer de perdre de l’argent, au pire ce n’est qu’une édition périmée…

L’exemple de l’industrie du disque ne doit pas être suffisamment éclatant…

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Encore plus d’étudiants !

Mercredi 18 juin 2008

Lu dans le Canard enchaîné de cette semaine :

Notre président aurait envisagé, le 11 juin dernier, devant des sénateurs, de supprimer le numerus clausus à la fin de la première année de médecine. Ce qui signifie beaucoup plus d’étudiants en deuxième, puis en troisième, puis en quatrième année, et ainsi de suite…

C’est peut-être une bonne nouvelle pour les étudiants, mais pour les bibliothèques ? Ca veut dire encore plus de public, dans des espaces déjà surchargés pour certains, et qui ne sont guère extensibles… Il y a déjà des étudiants qui bossent dans le couloir devant la bib, faute de place en salle. S’ils sont trois ou quatre fois plus nombreux, pourra-t-on encore passer dans le couloir ?

À suivre…

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Je sors une étude de ma poche

Jeudi 20 décembre 2007

Repéré grâce au blog de David Rothman :

Une étude vient de sortir, intitulée Australian Health Librarians and Web 2.0.

Bon, la population étudiée n’est pas forcément pléthorique et représentative, mais plus de 200 bibliothécaires en médecine ont répondu à l’enquête.

Premier constat : les bibliothèques médicales australiennes sont plutôt modestes : 80 % entre 1 et 5 employés. 30 % entre 5 et 10.

En ce qui concerne le Web 2.0, les bibliothécaires trouvent que les blogs (chic !), les wikis, les fils RSS sont importants pour leur pratique professionnelle, mais… ils les utilisent très peu, que ce soit au travail ou chez eux !

En conclusion : en matière de Web 2.0, les bibliothécaires de médecine australiens sont croyants… mais pas pratiquants !

C’est déjà pas mal !

D’un autre côté, plus de la moitié des répondants sont en poste depuis plus de 10 ans. Ce qui limite la proportion de jeunes geeks bibliothécaires et explique peut-être ces résultats mi-figue, mi-raisin…

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La médecine en archives ouvertes

Lundi 29 octobre 2007

Le 23 octobre dernier, le sénat américain a adopté une disposition favorisant le développement des archives ouvertes en médecine : les articles rendant compte de recherches financées par le NIH (National Institutes of Health) devraient être déposés dans l’archive ouverte PubMed, dans un délai maximum de 12 mois après leur publication en revue.

Comme le NIH est la plus importante source de financement de la recherche biomédicale aux États-Unis, ça peut faire du monde. Et cela concrétiserait l’idée que les articles rendant compte de recherches financées sur fonds publics doivent être accessibles à tous. Comme l’INSERM s’inspire souvent de la politique du NIH pour les archives ouvertes, la mesure pourrait être exportée ailleurs dans le monde.

Cette décision intervient dans le cadre d’un processus législatif qui n’est malheureusement pas encore achevé – le texte doit repasser devant une commission paritaire et être validé par Deubeuliou. Le lobbying du très discutable PRISM (Partnership for Research Integrity in Science and Medicine) peut donc encore faire capoter cette mesure. Ce ne seraient pas ces éditeurs qui ont l’air de croire que les bibliothèques (entre autres) sont des vaches à lait ?

Information obtenue via la dépêche du GFII (groupement français de l’industrie de l’information).

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Wikipédia à l’université

Lundi 15 octobre 2007

Ah voilà une annonce qu’elle est bonne !

Je parle ici du séminaire « Wikipédia et éducation« , qui sera animé les 19 & 20 octobre par Laure Endrizzi et Michèle Drechsler lors du premier colloque de l’association Wikimedia France, qui se tiendra à la Cité des sciences et de l’industrie.

Imaginer comment concilier harmonieusement Wikipédia et le système éducatif, c’est un très très bonne chose, surtout quand on pense à tous ces élèves/collégiens/étudiants innocents qui utilisent Wikipédia sans forcément avoir un regard critique – mais est-ce vraiment vrai, ou est-ce une peur de bibliothécaire ? Espérons que le colloque sera l’occasion de mettre des statistiques sur ces présupposés…

Par contre, il y a des phrases d’annonce qui suscitent un sourcil suspicieux :

« Quelle place Wikipédia peut-elle occuper auprès des élèves / étudiants et des éducateurs au sens large ? »

Euh, je dirais plutôt « quelle place Wikipédia occupe-t-elle auprès des élèves, et des jeunes en général ? » parce qu’ils n’ont certainement pas attendu qu’on se pose la question pour utiliser l’encyclopédie en ligne. Bon, d’aucuns diront que je pinaille, et qu’il faut plutôt comprendre « Quelle place Wikipédia devrait-elle occuper au mieux auprès des élèves dans une optique éducative ? » ce à quoi je souscris entièrement !

Wikipédia doit-elle s’adapter à l’école… ou bien l’école doit-elle s’emparer de Wikipédia ?

C’est un peu comme si l’on demandait : « Et la marée, elle doit s’adapter au pêcheur, ou bien l’inverse ? » A ce compte-là, on peut s’interroger sur Google qui pourrait aussi faire des efforts pour s’adapter à l’école… Alors qu’avec la fameuse bibliothèque 2.0 on nous répète tout le temps qu’il faut aller là où se trouve l’usager

Bon, j’arrête de faire mon méchant, et je maintiens que je suis très content de voir qu’on s’interroge sur les liens entre Wikipédia et éducation ! Bravo !

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L’amour du JISC II

Mardi 2 octobre 2007

Complément d’information à la suite de mon post dubitatif du mois dernier, sur les e-books médicaux testés dans le cadre du JISC. Aux journées Couperin du Livre électronique (31 mars 2008, à l’université de Bordeaux-I), Hazel Woorward, qui dirige la bibliothèque de l’université de Cranfield (Royaume-Uni) viendra rendre compte de ce fameux projet.

A vos agendas !

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L’amour du JISC

Vendredi 21 septembre 2007

Une nouvelle qui tombe sur plusieurs biblioblogs (merci Nicolas M. !) :
Le JISC va mettre gratuitement à disposition des étudiants britanniques des e-books, notamment en médecine – pendant un an, histoire de mener un grand test in-vivo.

Euh, ça a l’air super comme ça, mais c’est quoi le JISC ? Et c’est quoi des e-books, dans ce cas précis ?

Renseignements pris, le JISC (Joint Information Systems Committee) est un organisme fondé en 1993, qui s’occupe de promouvoir l’usage des nouvelles technologies de l’information, notamment dans le domaine de l’éducation. Je n’ai pas vraiment compris qui finance le JISC, mais bon…

Quand aux e-books… Ben ce ne sont apparemment que de bêtes fichiers PDF.
C’est toujours mieux que rien, mais des fichiers PDF, surtout quand ils font plusieurs milliers de pages comme certains de ces bouquins de médecine… Il faut avoir des recharges pour l’imprimante et une très très grosse agrafeuse ! Certes, on peut ne lire que les quelques pages dont on a parfois besoin, et pas la totalité, mais encore faut-il avoir un ordinateur sous la main. Et pour annoter et surligner un PDF, là encore c’est pas gagné.
Non franchement, les PDF au kilomètre, je ne vois pas trop l’utilité, tant qu’on aura pas commercialisé un vrai livre électronique, genre Sony Reader – pour ne pas le nommer…

Chose plus étonnante encore, certains des titres proposés (liste ci-dessous pour la médecine) semblent carrément disponibles sur GoogleBooks – et en plus parfois dans une édition plus récente (ex. le Textbook of Cardiovascular Medicine). Ou alors je me suis planté dans ma recherche (ce qui arrive souvent) ou alors il y a quelque chose qui cloche…

En tout cas, voici la liste des fameux livres dont il est question ici :

Publisher

Title

Author

Edition

Platform

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